Penn-ar-Favot
Penn-ar-favod
| 1682 | 1684 | 1704 | 1704 | 1711 | 1713 | 1712 |
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| Penanfavet | Penafavet | Penanfavot | Penafavec | Penarfavet | Penanfaouet | Pennafaouët |
Cassini : Pennafaot | Cadastre actuel : Pen-ar-Favot | Cadastre napoléonien : Pen ar faod | Jean Le Crann : Penn ar Faoued | Altitude : 240m | Panneau : Penn ar favod
Nombre d’habitants en 1846 : 26 dans 3 fermes de 5,43 ha (en moyenne) cultivables / Nombre d’habitants en 1931 : 15 dans 3 fermes de 5 ha (en moyenne) cultivables
- Le nom du lieu est évidemment à relier à celui du village de la vallée située en contrebas : Le Favot, nommé “Le Favedou” sur la carte de Cassini. Ici, c’est donc “Le bout de la hêtraie”, vu la forêt qui s’étend depuis le Nivot jusqu’au versant de Penn-ar-Favot. Cet espace est également le lieu où se passe l’action de « Kontadenn ar Gorrikez » (conte de la Korrigane), entre Penn-ar-roc’hig et Toull-an diaoul, conte traditionnel encore connu de Jeanne Mao, repris en 2006 par les élèves de l’école bilingue pour une pièce de théâtre dans le cadre de « Treizherien sonjoù » (Mise en scène : Goulc’han Kervella).
*Proposition d’écriture en breton standard : * Penn ar Faved, comme à l’origine (1600~1700), le o apparaît tardivement à la place du e. L’intérêt de remettre un e à la place du o actuel, en plus d’être plus proche du nom d’origine, est de permettre une compréhension immédiate et juste (=Le bout de la hêtraie et non Le bout du champ à fèves) en barrant le chemin à des interprétations douteuses, par exemple favod=faout=fente, ou encore fav-aod=rivage aux fèves.
Écriture comme image de l’oral : Pennafaoed, Pennafaved
Jusqu’à 1992 environ (?), Penn-ar-favod était alimentée en eau par une canalisation raccordée à un puits situé dans la parcelle verte (lande défrichée) qu’on voit sur le plateau : Feuntenn-an-ebeul. Le village a ensuite été alimenté par un forage situé dans le quartier pendant une dizaine d’années avant d’être relié au réseau communal à partir de Kergombou.
D’autres gros rochers sont éparpillés le long du chemin entre Penn-ar-Favod et Gwazh-al-ludu (photo ci-dessus): Roc’h-Mouilheg et sa fontaine, Roc’h-vras, énormes rochers visibles de l’autre côté de la vallée et Roc’h-Boull, rocher couché, plus bas vers la rivière, là où le chemin bifurque en direction du Favod. Tout près du village, un mystérieux “Roc’h-mamm-an-oc’h” (Rocher de la mère des cochons"), garde son secret.
Du temps où le téléphone n’existait pas, les habitants de Penn-ar-favod communiquaient lors des grands travaux d’été, avec leur parenté de Killi-vihan, par un signal fait d’un drap blanc. En effet le village de Penn-ar-favod se voit bien de Killi-vihan comme le montre la photo ci-dessous, prise du carrefour de Killi Vihan/route de Brasparts).
Sources : Joseph Pichon, Françoise Gestin (Rapport2, p34)| témoignage oral de J. Mao, J. et R. Bronnec, S. Retty, M. Rannou
