Ty Sant-Mikêl (Saint-Michel)

Suite à la vente par la commune de Brasparts, en 1838, d’un terrain de lande au sieur Caron Félix, entrepreneur à Brest, une auberge fut construite. A partir de 1858, beaucoup de ces communs ont été revendus par lots. A l’époque les habitants de Rokinac’h (Roquinarc’h) protestèrent car ils pensaient avoir un droit sur ces terrains. En fait, ces landes faisaient partie des communs attribués aux communes par la Révolution française, mais l’usage commun comme lieux de pacage ou d’extraction de la tourbe en était resté. Les habitants de Rokinac’h y ont encore extrait de la tourbe jusqu’au années 1930 au moins. Marie Bras née en 1926 à Rokinac’h nous a raconté comment elle aidait son père à extraire la tourbe []. L’emplacement de l’auberge avait été bien choisi : les convoyeurs de charrettes à tourbe pouvaient s’y abreuver, et faire boire leurs chevaux.

L’espace contenant la fontaine St-Michel avait été exclu de la vente (5 ares), l’accès en restait public.

carte postale François Joncour

vue 2012

Source : Saint Rivoal des origines à nos jours/2020/Michel Penven | Archives du Finistère

Proposition d’écriture en breton standard unifié : Ti Sant-Mikêl

A propos de Ti et Ty L’habitude d’écrire Ti avec un y (Ty), est probablement une influence des adaptations linguistiques de Grande-Bretagne (Cornouailles, Pays de galles, Écosse) pour les langues celtiques. Le standard orthographique du breton n’a pas les mêmes règles, Ti se prononce T[i] et y se prononce [j] comme dans Yeun.